La nuit de Mardi à Mercredi donna lieu au début des complications pulmonaires.
En effet, vers 2h00, son taux de saturation d'oxygène dans son sang a chuté sous les 90. Les médecins souhaitent maintenir un taux supérieur à 90. De ce que j'en comprends, la saturation en oxygène représente la quantité d'oxygène présente dans le sang. En d'autres mots, elle représente la capacité qu'on les poumons de prendre l'oxygène dans l'air et transférer l'oxygène au sang pour alimenter les différents organes.
Ce fut le début d'une longue descente. En effet, dans les 24 prochaines heures, les inhalothérapeutes ont eu à augmenter constamment les réglages du respirateur afin de compenser les difficultés de ses poumons.
Les médecins ont aussi commencé à déceler une pneumonie, dûe à l'intubation.
Mercredi soir, lors d'une rencontre avec le Dr Carlson, nous étions avisés qu'il était possible, ce qui était cependant le pire des scénarios, qu'il ne passe pas au travers des prochaines 24 heures. Le Médecin nous demandait aussi des numéros de cellulaire d'urgence compte tenu de la situation.
Notre moral était au plus bas.
La plan de l'équipe de médecin était alors de changer les réglages du respirateur, commencer un traitement d'antibiotiques et installer Normand sur un rotorest bed, sorte de lit pivotant à 45 degrés de droite à gauche. Ceci dit, pour administrer ces traitements, Normand a du être remis sur une forte de dose de sédatif afin de l'endormir.
Avant de l'endormir, toute la famille a pu lui dire plusieurs mots d'encouragement à combattre; il avait alors les yeux grands ouverts.
mardi 28 août 2007
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