Je suis très négligente comme bloggeuse par rapport à mes deux frères, mais je joue également le rôle de cantinière tant pour les humains que les félins, alos mes soirées sont un peu occuppées. Je suis heureuse cependant de vous donner des nouvelles et remercie ceux et celles qui me lisent.
Hier, Normand avait un peu régréssé au niveau respiratoire et aussi un peu progressé. D'abord, les mauvaises nouvelles. La matinée avait été très agitée, probablement à cause des douleurs, ce qui l'avait fatigué, ce qui avait mené à diminuer son taux de saturation: résultat, on a du réactiver ce que j'appelle le «pilote automatique», c'est-à-dire le remettre en mode «mandatory» au niveau respiratoire plutôt que spontané (ce qui, en français, signifie que Normand ne prenait plus lui-même ses respirations, mais que l'appareil le faisait à sa place) et augmenter l'apport en oxygène. Cette forme d'intervention est plutôt douloureuse pour le patient, puisque l'on impose un rythme respiratoire, ce qui oblige à le maintenir sédaté. L'inconvénient avec la sédation est qu'elle ne permet de progresser, puisque l'on ne se souvient pas facilement de ce qui s'est passé même lorsque l'on était conscient. On espère pourtant que dans un futur pas trop lointain, Normand puisse apprendre à respirer avec ses muscles qui fonctionnent, notamment son diaphragme, et réussir à expectorer de lui-même... une tâche ardue quand nos muscles intercostaux sont paralysés. En outre, pour faire tout cela, il va de soi que Normand doit être conscient, ce qui reste difficile pour l'instant. Pour l'heure, on propose une bronchoscopie (pas sûre de l'orthographe), un interventioin chirurgicale qui permettra d'aller «gratter» le fond des poumons et enlever des mucosités et une rencontre avec un médecin ou un thérapeute spécialisé en traitement de la douleur.
Par contre, il y a eu une bonne nouvelle: la fièvre avait diminué, ce qui s'expliquait par de nouveaux antibiotiques selon Sylvianne, l'infirmière de Normand qui est une personne charmante.
À mon départ, Normand dormait (ou était sédaté, ce qui repose nettement moins) et présentait de beaux taux de saturation... Demain -aujourd'hui, en fait- est un autre jour.
Hier, Catherine a dormi pour la première fois à la maison de Cap Saint-Jacques après avoir conduit de Montréal à la pluie battante: le courage est parfois dans les petites choses, mais il s'agit quand même de courage. Ma mère fait montre d'optimisme, continue à s'occupper de son bureau, surtout le soir. puisqu'elle «visite» mon père tous les jours, le plus souvent durant la journée entière.
Je serai à l'hôpital en fin d'après-midi probablement jusqu'au changement de la garde infirmière qui a lieu vers 19h30.
À demain,,,
mercredi 12 septembre 2007
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2 commentaires:
Robert, mon frère, m'a appris la nouvelle au sujet de Normand. J'ai pu enfin arriver à obtenir l'adresse du blog dimanche soir dernier. Je tiens à vous offrir quelques mots d'encouragement:
en tant qu'infirmière, ayant même travaillé plusieurs années au ICU du MGH, je peux vous assurer que Normand est entre de très bonnes mains. Je viens tout juste de parler avec la nurse manager Sharon Smith, que je connais depuis (1978?), et elle me fait part de votre attitude optimiste. Alors je vais continuer de surveiller vos mises à jour. N'oubliez pas, surtout, de garder votre attitude positive.
Je vous envoie tous mes plus chaleureuses salutations.
La cousine Michèle Tartre (Bryan)
Colorado Springs, Colorado
Merci Michèle... Sharon m'a dit qu'elle t'avait parlé au tél. Nous avons tous apprécié ton message et nous sommes heureux que tu nous lises.
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