Si l'on en croit les moniteurs et ses signes vitaux, Normand va assez bien. Il sature (son taux d'oxygène dans le sang est suffisament élevé) généralement assez bien, malgré quelques baisses parfois, il ne fait plus de fièvre depuis quelque jours et ses sécrétions ne sont plus aussi inquiétantes qu'il y a quelques temps au niveau de la quantité et de la consistance. En ce qui concerne les médicaments, il doit prendre de l'insuline pour un diabète causé par les différents apports en médicaments ou solutés (???) qu'il reçoit ou a reçu, des dieurétiques afin de désenfler, ce qui a parfois pour effet de faire baisser sa pression et encore quelques antibiotiques, toujours pour contrer le staphylocoque doré (MRSA). Par contre, il ne prend plus de calmants. Hier, il a dit éprouver de la douleur et on s'est contenté de lui administrer du tylénol. La raison pour laquelle on coupe les anti-douleurs est que l'on préfère donner toute sa place à la respiration et à l'expectoration; or, sous calmants, Normand ne progresserait pas.
Il éprouve encore des douleurs. d'abord, au niveau de la trachéostomie (les docteurs l'appellent comme cela et non trachéotomie), puisque sa cicatrice lui fait mal. Sa principale douleur est cependant pulmonaire: il souffre en effet des aller-retours de la respiration assistée au simple apport en oxygène externe insufflée par une espèce de tente à oxygène (le terme technique est collier, je pense): d'une part, l'air qui arrive est très froid, ce qui lui occasionne de l'inconfort et, d'autre part, faire retravailler les poumons après un mois de respiration provoquée ou supportée est une chose extrêmement douloureuse, fatiguante et inquiétante. Hier, on l'a laissé durant 6 heures en mode autonome (i.e., avec le collier) et les deux - voire les trois - dernières heures ont été vraiment éprouvantes, Normand étant dans un état d'épuisement avancé, sans compter que le fait qu'il sache devoir éliminer ses sécrétions par lui même l'angoisse, ce qui a pour effet de créer encore plus de sécrétions. Il n'avait pas vraiment le moral hier soir quand Éloi a pris la relève de Nicolas. Il a quand même regardé la première page de la Presse afin d'apprendre l'élection de Mme Marois (à la surprise générale, cela n'a pas vraiment eu d'effet sur sa condition) et les cours de la bourse, mais il ne pouvait vraiment pas faire plus.
Sur un mode plus encourageant, Normand a fait hier des exercices avec Michel, son physiothérapeute, ce qui améliore grandement sa condition pulmonaire à chaque fois. La physio consiste en effet non seulement à étirer les membres mais aussi à «masser» les poumons en donnant des petites tapes sur les côtes, en faisant vibrer les côtes et en donnant une poussée juste en dessous du ventre pour favoriser une toux efficace.
Vu l'inquiétude de Normand quant à sa respiration, nous nous relayons à son chevet en permanence, ce qui nous rend la vie un peu plus compliquée. Ainsi, il est possible que je ne donne pas des nouvelles tous les jours vu le fait que mon horaire est chargé, tout comme celui de mes deux frères. Je remercie encore les amis et la famille qui s'intéressent au sort de mon père et qui font fi des fautes de frappe, d'orthographe, de grammaire et surtout des approximations scientifiques que je me permets. Envoyez-nous des ondes positives enfin d'encourager notre père à passer au travers des prochaines semaines que les médecins qualifient de décisives au niveau de l'autonomie respiratoire et qui seront sans doute très difficiles sur les plans tant physique que moral pour Normand.
mercredi 26 septembre 2007
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2 commentaires:
Oh! que nous aurions aimé être sur la première page de la Presse (que Normand a lu mardi soir) car nous aurions inscrit "NORMAND ACCROCHE-TOI, NOUS SOMMES AVEC TOI! NOUS T'AIMONS ET AVONS BIEN HÂTE DE TE REVOIR! NOUS PENSONS À TOI RÉGULIÈREMENT!
Salutations à toute la famille et bon courage.
Famille Talbot
C'est avec interèt et compassion que je lis l'atat de santé de Normand magré les difficultés sont état me semble évolutif vers une amélioration, (un jour à la fois).
BRAVO à toute la famille faut pas l'acher. Un au revoir à Normand .
Jacque, Marie, France, Marc
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