jeudi 6 septembre 2007

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Après rencontre avec le Dr Jowett hier, nous avons appris que Normand ne faisait pas comme tel d'infection, à tout le moins rien qui ne se manifeste dans la sang. Ceci élimine donc le besoin de passer un CT-Scan puisque des abcès du type discuté dans le message précédent laisseraient des traces au niveau sanguin. Les cultures sanguines et urinaires continuent afin de trouver un éventuel coupable, mais des indices pointeraient en direction d'un sédatif administré depuis Halifax ainsi qu'un autre médicament. Ces deux «agents perturbateurs» ont dorénavant été retirés. Pour l'instant, selon les mots de Dr. Jowett, Normand serait en bonne santé... à l'échelle de la clientèle des soins intensifs. Wait and see.

Tout de même, on commence à se projeter à plus long terme... On nous parle d'aménagements à la maison, de rampes d'accès, on rencontre des travailleuses sociales, des physiatres, etc. C'est un peu plus facile pour le moral. On ne nie pas que le parcours des soins intensifs vers une réadaptation sera semé d'embûches, notamment des risques d'infections par des microbes, des maladies nozocomiales (attrapées dans des hôpitaux), des pneumonies, voire, des plaies de lit , fatales dans des cas comme celui de Normand (on m'a dit que pour l'instant, sa peau était parfaite), mais on se permet quand même d'imaginer un après, qui nous semble tout à fait merveilleux au vu des moments difficiles passés et à venir à court terme.

Sur le plan personnel, la journée d'hier a été assez bonne. Mon père était éveillé une bonne partie de la journée, malgré le fait qu'on m'a dit qu'il avait passé une nuit assez mauvaise niveau sommeil. Il a demandé à écouter les nouvelles et le cours de la bourse, nous commençons à pouvoir communique certaines choses... cet aspect reste cependant frustrant, nos capacités à lire sur les lèvres étant plus que limitées et la patience de Normand pour répéter 20 fois la même chose aussi. La baisse des sédatifs augmente évidemment la douleur physique, l'inconfort et la contrariété de Normand. Les infirmières vous diront que c'est une bonne chose (ou au moins une chose normale), mais pour sa fille qui écrit ces lignes, le voir souffrir est difficile. J'espère de tout coeur que ce sera de courte durée... on nous parle de jours et non de semaines difficiles à venir.

Voilà pour hier, le 5 septembre.

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