
Mon premier message a semblé susciter votre intérêt, et je continue d’être estomaqué par toute la sympathie et l’espoir que m’apportent vos multiples interventions.
Comme auparavant, je laisse aux blogueurs le soin de vous apporter les nouvelles, d’autant qu’elles se font plus parsemées.
Je vais plutôt vous parler de moi, de mes espoirs et mes inquiétudes, du temps qui défile si... lentement, de vos présences et de vos communications qui viennent faire échec à
ces longues heures à arpenter le plafond.
J’ai voulu faire l’érudit et j’ai cité à mes grands amis les pères Badeau et Vincent cette cour extrait de l’Évangile : « J’ÉTAIS MALADE ET TU ES VENU ME VOIR », pour me faire répondre du tac au tac par Jean-Guy Vincent : « Mathieu, verset 23 ». Vous ne pouvez pas savoir comment ce passage de l’Évangile m’émeut. Je ne l’ai pas citée souvent sans devoir reprendre mon souffle et essuyer une larme. Je pense que mes deux flirts avec l’au-delà m’ont rendu exagérément sensible.
Je pense aussi parfois à mon papa qui chantait avec sa belle voix de Tino Rossi : J’irai la voir un jour, au ciel dans sa patrie... (Ici je dois prendre un instant pour essuyer ces sanglots de bonheur devenus incontrôlables). Et à Robert, qui me répétait inlassablement comment précieuse est la vie. Sont-ce eux qui me retiennent sur cette terre, afin que je passe leurs messages aux miens ?
Les miens… Quel amour, quel support, quel dévouement m’ont-ils montré ! Pas seulement pour cette épreuve que je traverse, mais aussi pour cet avenir que j’arrivais mal à apprivoiser. Ils sont arrivés à me convaincre que ces prochaines années seront plus riches, encore plus heureuses, plus profondes (je l’espère!) que les années passées. « Garderez-vous parmi vos souvenirs ces rendez-vous où je n’ai pu venir... ». Comme j’ai hâte d’entendre Catherine me jouer cette chanson sur le piano de la maison, de notre maison, cette vieille amie à laquelle je me suis tant attaché et qui, malgré son âge va se transformer pour m’accueillir avec mes nouvelles particularités, comme elle a su si bien su accueillir ma famille, grand-père et grand-mère Marie, Valentine et Craignos la
mal aimée, nos amis du monde entier, nos fêtes, la magnifique noce d’Anne et Nicolas, et bientôt, pourquoi pas, notre 40e anniversaire de mariage, la noce des récalcitrants, le baptême de ces petits-enfants tant attendus, de simples baignades dans la piscine, des tours de chaise le long de la rivière.
Ou une simple sieste en écoutant tous ces disques que je n’ai même pas eu le temps de sortir de leur emballage. Tiens, peut-être Jean Ferrat qui me rappellera : « que c’est beau la vie ». Et à la plage suivante qui me dira : « que serais-je sans toi? » chère Catherine!
Merci, merci de votre support. Catherine a bien l’intention de voir à ce que je vous écrive tous individuellement avant Noël.
En attendant, considérez ce mot déjà trop long comme l’expression de ma plus tendre reconnaissance pour votre précieux appui à mon retour à la santé et au bonheur.
Norm the Storm
ce Normand dont la tempête s’est bien apaisée pour faire place à l’espoir du beau temps.
5 commentaires:
Bonsoir Normand,
Quel bonheur de te relire et de te revoir en photo! Nos pensées sont toujours avec toi! Nous sommes convaincus que Normand (père) et Robert t'aident de là-haut et qu'ils ne désirent pas te voir de sitôt alors tu devras retourner à Cap St-Jacques au grand bonheur de nous tous.
P.S. Vendredi(23) jour de fête de tante Simone nous lui donnerons un bizou de ta part comme tu lui faisais si bien.
Ginette & Guy Talbot
magnifique et ô combien émouvante, cette photo de toi, Normand !
sans oublier ton texte, beau et puissant...
tu sais, je vous suis de loin très régulièrement, toi, Catherine et vos enfants-auteurs qui m'impressionnent tant.
ce blogue est d'une exceptionnelle richesse humaine, je vous en remercie tous.
quant à toi, Normand, je souhaite évidemment que tu retrouves le plus tôt possible maison, piano, chansons, avec Catherine et tous ceux que tu aimes.
Francine Moreau
P.S.) et bonjour, belle Catherine !
B R A V O pour ce message
de volonté, de courage
et de détermination.
Voici pour toi une
petite prière
pour meubler ta solitude...
Aline Renaud xxx
PRIÈRE POUR MON ORDINATEUR
À chaque nuit que Dieu apporte,
quand je me repose au lit,
une petite prière trotte
sans cesse dans mon esprit.
Dieu... bénis mon épouse Catherine
et mes enfants, Anne, Clément et Pierre Éloi.
Bénis ma famille et tous mes amis...
Et protège-les aussi.
Mon Dieu, je veux demander
sans vouloir te faire fâcher...
Eh bien, tu sais, mon ordi...
veux-tu le bénir aussi?
Je sais qu'il n'est pas banal
de bénir un bout de métal,
mais laisse-moi t'expliquer...
puisses-tu alors décider.
Tu vois, cette petite boîte
contient plus qu'il n'y paraît...
C'est comme une grande foire
Où mes amis m'attendraient.
Il y en a, c'est certain
auxquels j'ai serré la main,
D'autres restent sans visage...
dans mon esprit, une image.
Tous les amis apprécient
tous ces mots que l'on se dit,
et c'est par l'ordinateur
que l'on va où ils demeurent.
Je les connais par la foi
qui te fis connaître, Toi.
Mais une des joies de la vie,
C'est l'amitié qui grandit.
Dieu, à travers tous tes rôles,
prends une minute par jour
pour bénir ce bout de tôle...
qui contient autant d'amour.
Bon retour Normand,
Je suis bien content de constater que tu utilises toute l'expérience apprise lors des nombreux match de Scrabble auxquels tu as participé afin de nous communiquer tes beaux états d'âme. Et même si tu fut offensé par ma victoire lors de notre premier match aux Îles de la Madeleine, je sais qu'aujourd'hui tu as fais beaucoup de progrès et que la victoire me serait plus difficile.
A bientôt, chez toi,
Claude
Cher Normand,
En me relisant j'ai tout de suite constaté mes fautes d'orthographe et suite a ce constat je te demande Est-ce qu'on pourrait encore faire un peu de Scrabble?
Claude
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